Prise de conscience.

Lorsque je me suis lancée dans le rééquilibrage alimentaire je ne voyais qu’une chose : je ne mangeais pas assez équilibré et donc j’avais un léger surpoids. C’était de ma faute, je devais me reprendre en main. J’ai même fait appel à une nutritionniste pour m’aider dans ce challenge.

Pauvre nutritionniste… M’entendre dire « ça pas bon », « ça très mauvais », « ça tous les jours en grande quantité », etc…, ça n’était finalement pas pour moi. Compter et calculer le grammage de chaque coquillette et de chaque gouttelette de sauce non plus. J’ai une relation trop fusionnelle avec la nourriture. J’ai des pics de désir pour un aliment particulier qui fait que si je ne le comble pas là, maintenant, tout de suite, je vais perdre un peu de mon éternel bon moral. Et non, je ne suis pas enceinte ! (ça promet…)

J’étais persuadée que de déménager dans un nouveau nid avec Cow-Boy, un nid possédant une vraie cuisine équipée, allait tout changer. J’ai un scoop pour vous : ça n’a rien changé. J’ai continué les plats tout prêts, les sandwichs, les pizzas et les sushis à la commande. Au début, j’avais une belle excuse : oui, mais les cartons ne sont pas tous défaits… Certes. Sauf que quand même, on n’a pas mis trois mois à vider les quelques cartons que nous avions.

Et finalement, j’ai eu une prise de conscience, ZE big révélation de moi à moi-même : et si tout ça, ça n’était finalement pas ma faute ? Et boum ! D’un coup on laisse tomber la culpabilité énorme face au surpoids, au découragement et au craquage. La culpabilité, c’est démodé. À la place on ouvre un tout petit peu les yeux et on se rend compte que si on faisait ses courses ailleurs que dans un super-hyper-méga-marché, on n’aurait plus toutes ces choses vilaines pour notre petit corps et notre santé. Et voilà : si je mange mal, c’est parce que mes lieux de courses ne me proposent que des mauvaises choses à manger. C’est de leur faute à eux ! Pas la mienne. C’est plus facile.

« – Cow-Boooooy ?
– Mmmh ?
– J’ai un nouveau petit défi tout beau tout frais pour nous… !
– Ah… Et qu’est-ce que c’est, cette fois ?
– On ne met plus un pied dans les supermarchés !
– Euh… C’est possible ça ?
– Aucune idée, pourquoi ? »

Je venais de prendre conscience que si je n’avais plus les plats tout prêts sous les yeux et que si je ne fréquentais plus ces temples de la consommation, j’aurais forcément moins tendance à craquer pour ces produits. C’est tout bête mais aussi tout vrai.

Maintenant, il fallait savoir où nous allions acheter nos denrées alimentaires. Parce que mieux manger, d’accord, mais ne plus manger du tout, ça pose problème ! Et bien figurez-vous qu’il existe pleins de choses : AMAP, marché au centre ville, petit épicier fruits et légumes au bout de notre rue, biocoop, magasin de vrac à cinq minutes du boulot, et j’en passe. Donc oui, c’est possible de ne plus aller au supermarché, et c’est une décision irrévocable (je crois).

Je vous en dis plus la prochaine fois ! 😀

4 réflexions sur “Prise de conscience.

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