Colmar ou l’analyse de la douleur.

Nous étions, avec mon chéri, à Colmar hier pour la deuxième édition de leur swimrun. C’était une très belle journée, un peu éprouvante pour moi. J’ai envie d’analyser un peu ce qui n’a pas marché, pour comprendre pourquoi aujourd’hui, j’ai encore quelques crampes et autres douleurs.

  • Une mauvaise organisation.

Colmar, depuis chez nous (Dijon), ça faisait un peu loin. Il nous fallait donc partir tôt pour être sûr d’arriver à temps. À cause de ralentissements sur l’autoroute, nous sommes arrivés à peine vingt minutes avant le départ. En vingt minutes il nous fallait récupérer nos dossards, nous changer, passer aux toilettes, saluer nos supporters du jour (mon frère, ma belle sœur et leur adorable fillette) nous faire marquer par le jury, nous installer dans la zone de transition, analyser rapidement le parcours et, op, c’était déjà parti.

Tout est allé trop vite, nous avons tout fait au pas de course, et j’avais l’impression d’être déjà épuisée au moment de rejoindre les autres concurrents qui étaient sur la ligne de départ depuis un moment.

  • Trop de fatigue accumulée.

Nous sommes tous les deux dans une période très intense au boulot et le dimanche est notre seul jour de repos du week-end. Avec toute la route à faire jusqu’à Colmar, cumulée à la fatigue du boulot, cela faisait trop et nous n’y avions pas pensé. Ajoutez à cela le retour en voiture : aujourd’hui, je ne me sens que très peu d’énergie !

Et même si j’ai très bien récupéré après le triathlon de Mâcon, faire se suivre deux compétitions, deux dimanches de suite en pleine période de rentrée, n’était finalement pas très malin…

  • Une mauvaise alimentation.

Pour Mâcon, j’avais suivi les conseils de ma nutritionniste et j’étais arrivée au jour J en pleine forme. Pour Colmar, la veille encore de la course, nous mangions gougères, tartines de crème au thon et autres subtilités apéritives certes délicieuses, mais n’apportant pas le nécessaire au corps la veille d’une compétition sportive. Et c’est quelque chose qui se travaille plusieurs jours avant la course. Du point de vue de l’alimentation, je n’ai absolument pas préparé le swimrun, et je suis sûre que ça a joué et que ça joue encore aujourd’hui dans ma récupération plus difficile.

  • Enfin, peu d’étirements.

Je me suis très peu étirée après la course. C’est pourtant un moment que j’aime beaucoup après un effort. Certes, ça aide mes muscles à se détendre et à récupérer, mais ça me permet aussi de faire redescendre l’adrénaline, de me recentrer, d’être avec moi-même pendant quelques minutes. Hier, comme je n’étais mentalement pas vraiment dans la course, j’en ai oublié de faire des étirements sérieusement. (Et j’avais aussi très envie de profiter au maximum de ma famille… c’est donc de leur faute ! 😀 )

Résultat : j’ai les muscles des cuisses très durs et les mollets assez tendus. Je ne vous parle pas de mes épaules qui à chaque mouvement me demandent pourquoi je bouge. Bref, j’ai des courbatures. (Et l’ascenseur de la librairie est en panne : j’ai quatre étages qui m’attendent tout à l’heure…) 😀

Si je veux progresser en sport et vivre toutes mes courses aussi sereinement que celle de Mâcon dimanche dernier, je dois toujours faire attention à ces différents points afin de réunir les meilleures conditions possibles : mon alimentation, mon état de fatigue du moment, ne pas prendre l’organisation de la compétition à la légère et bien m’étirer à la fin. Je vous parlerai un peu plus de la course en elle-même demain. Sur ce, bonne journée à tous !! 😀

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. oth67 dit :

    Tu te déplaces donc comme un robot en ce moment ?

    Aimé par 1 personne

    1. Au régime ! dit :

      J’essaie de limiter la ressemblance avec Roboc, mais dans les escaliers….. c’est pas évident ! 😀 😀

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  2. evidenceducomplot dit :

    @Au régime !
    Je débarque un peu, en parcourant le blog j’ai vu pas mal d’articles sur lesquels j’amènerai bien ma fraise. (le changement et les habitudes entre-autres)
    Bon, il s’agira de partage d’expériences et de points de vue, donc cela pourra sembler de l’égocentrisme par la forme, mais tel n’est pas le but.

    Pour cet article, je ne sais pas du tout comment vous-vous préparez, quels sont vos entrainements, la régularité, l’alimentation au long-cours et en période de prépa etc…
    Pour ma part je viens entre-autre du demi-fond (en complément d’un sport plus « contact »), mais du demi-fond ultra encadré.
    ____
    Je vais être critique point par point, des trucs que vous savez, d’autres peut-être pas j’espère.

    1 Une mauvaise organisation.
    Je ne suis jamais allé à une échéance sportive sans arriver sur place le jour-même, j’arrive toujours la veille histoire de me caler dans un hôtel, un camping ou autre.
    Comme disait mon binôme, « c’est 90% dans la tronche, alors sois sympa avec ta tronche car c’est elle le patron ».
    ___
    2 Trop de fatigue accumulée.
    Là viennent les questions qui fâchent.
    Vous-vous entrainez à quelle fréquence, sur quelle distance, en visant quelle distance en compet, combien de fois faites-vous de fractionné dans le mois, faites-vous entrainement le matin puis boulot, ou l’inverse ?

    Allez, je ne vais pas faire de teasing : Dans notre cas on s’entraine 5 jours sur 7, toujours le matin avant d’aller bosser.
    Pour préparer un semi (21 kil) avec un menu accéléré sur 4 mois, on tourne en moyenne à 15 kilomètres sur 9 entrainements, puis un 21kil relax pour le 10 éme, le tout entrecoupé d’une méchante séance de fractionné (au stade idéalement)

    Je sais, le fractionné c’est comme les séances d’escaliers, ça fait mal, mais c’est la seule façon de voler au dessus de la piste. Sans cela, plus on court, plus on s’entraine, plus on s’enfonce dans le sol. (et plus la foulée est moche de chez moche)
    A force de croiser et recroiser les mêmes habitués de la galopade, en un seul coup d’œil on voit qui fait du fractionné régulièrement et qui n’en fait pas.

    Le fractionné c’est bourré de vertus, comme c’est des séries au seuil ne notre capacité cardiaque individuelle, coupées par une minute trente de repos, cela permet :
    a- De connaitre et repousser ses limites physiques mais surtout psycho.
    b- Savoir repartir une minute trente après avoir eu très mal et avoir tout donné.
    c- De décrasser sa foulée alourdie par des entrainements routiniers, c’est radical pour que la séance du lendemain (et les autres) semblent des parties de plaisir.

    Le lendemain d’une séance de fractionné, une fois la machine chauffée, donc dans les 15 à 20 minutes, on a l’impression d’avoir mis un bon gros tigre dans le moteur : -« Mince, je ne cours plus je vole, alors t’as fait quoi hier, et si on se faisait une partie de fléchette tout en courant » etc… (bref jouissif surtout quand on s’entraine en binôme)

    d- Qu’on sois d’accord, quand on arrive à la séance de fractionné on sait qu’on va se faire chialer. Chialer une ou deux fois en deux ou trois semaines, si c’est pour avoir un résultat « tigre dans le moteur » et que tout le reste sois ultra-facile, ça vaut le coup.
    ___
    3- Enfin, peu d’étirements…
    Là je suis sectaire, je veux voir la façon de faire les étirements, et savoir quels étirements sont pratiqués… (y’a tellement à en dire et à en voir)
    Attention, jamais d’à coups, tout dans le maintien long des postures d’étirements, sinon je mords.
    Les à coups c’était pour les profs de sport d’il y a 40 ans comme ma maman. (et même elle en est revenue, pour devenir une despote des étirements sans faire de casse)

    Bon, ben là j’ai tendance à hurler derrière mon clavier …
    Le nom de la course c’est quoi au fait ? « swimrun » ???
    OK n’ faites pas d’étirements why-not, mais quand on a un cours d’eau je suppose froide juste à côté, comment ne peut-on pas penser à l’utiliser pour virer l’acide lactique ?
    Allez, de l’eau jusqu’en haut de la cuisse, en bas de la hanche (col du fémur) et on court dans la joie et la bonne humeur dans les projections d’eau.
    Courir active la circulation, effort musculaire ouvre les vaisseaux et fait chauffer le muscle, le froid de l’eau active la micro-circulation encore plus quand c’est en plein effort.
    Les courbatures, ciao !
    Je dis ça, je ne dis rien… J’habite à la mer, donc il n’est pas rare de finir une séance à courir dans l’eau. (en plus ça calme grave)

    4- L’alimentation.
    Bon, ben sur une semaine à 5 jours d’entrainement sur 7 on a le droit de déconner un jour par semaine.
    Mais la veille d’une compet, s’amuser à taper dans le gras, le truc qui ne se digère pas, il faut aimer se fatiguer avant de commencer…
    Chez-moi la veille c’est plus pâtes, blanc de poulet, obsession de l’hydratation, soirée relax sans efforts et dodo très tôt. (une petite séance de respiration carrée une fois au lit, c’est sympa)
    ___

    Attention, je ne suis pas un professionnel du semi marathon, je tourne à ma vitesse en 1h28.
    Le but n’est pas de finir tel un cadavre, le souffle doit idéalement être retrouvé dans les trois minutes, le cœur là on n’est pas tous égaux mais en gros en 5 minutes voir 7, tout le monde doit être redevenu normal.

    Je ne donne pas de leçon, j’ai la chance d’avoir une maman qui travaillait dans le domaine du sport pour adultes. (j’ai donc été formé assez jeune… et sans aucune pitié dès le réveil)
    Qui plus est mon binôme est lui aussi issu d’un parent dans le domaine (son père) et lui-même est dans le domaine (muscu et arts martiaux) donc il est vrai que ça facilite pas mal les choses.

    Le physique, surtout en couple ; Rien ‘est plus dissemblable que mon binôme et moi. Il est modérément grand, très trapu très massif plus lourd que moi, je suis très grand et très élancé et léger eut égard à mon poids (donc favorisé pour courir).
    Donc les vieux coups du « t’es plus musclé que moi » ou t’es un homme, ça ne marche pas comme ça, c’est toujours le rapport poids-taille le plus léger (Indice de Masse Corporelle) qui est dirons-nous favorisé pour courir.
    ____

    J’espère que vous avez trouvé quelques pistes pour mieux vous préparer, pour comprendre « qu’on ne fait pas pour faire » tel ou tel rendez-vous, que ça se prépare sur plusieurs mois comme on prépare un noël.
    (et personne, après quatre mois de préparations, ne se mettrai la tête à l’envers la veille de noël au risque d’être en vrac pour le réveillon n’est-ce pas… je pense à l’alimentation là… sic)

    Le seul combat de la course à pied est un combat contre-soi, on s’en tape d’être premier, dernier ou autre, c’est juste de savoir si on évolue par rapport à soi-même.
    On sait qu’il y a un rythme biologique en course à pied, que selon les personnes, toutes les 7 à neuf minutes, il y a 1 minute ou 1.30 minute désagréable, puis après ça passe, et ça se reproduit à temps régulier tout au long de la course.
    (c’est là où les autodidactes abandonnent, toujours dans une de ces sales périodes, cette sale minute à dépasser … Même en vomissant ça vaut le coup de dépasser cette minute, après c’est comme si rien ne s’était passé du moment qu’on ne s’arrête pas. Je sais, c’est pas classe de vomir en courant, mais mieux vaut continuer que de rester le nez devant sa flaque, en échec, battu par une petite gerboulade …)

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