Fatigués, fatigués !

Je ne suis pas loin. J’ai raté une publication samedi, je laisse passer beaucoup de messages et d’articles intéressants dans les blogs que je suis ! Mais je ne suis pas très loin et je rattraperai tout ça bien calée au fond de mon canapé dans mon nouveau salon. 😀

Alors pourquoi la photo du panda ? Déjà parce qu’elle est belle et ensuite parce qu’elle montre que même fatigué (un panda est toujours fatigué) on peut faire des miracles ! Comme monter en haut d’un arbre pour manger une feuille…

En attendant, portez-vous bien et passez une bonne journée ! 😀

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Déménagement, jour J !

C’est le grand jour !! Je suis surexcitée ! J’adore le changement, j’adore déménager et ça faisait quatre ans que j’étais dans le même appartement. Donc je suis ravie ! Mon beau frère arrive dans quelques instants avec un petit camion de son entreprise pour les plus gros trucs qu’il faut aller récupérer dans le grenier de mes parents, et la cavalerie d’amis et de famille arrive à 9h pour les cartons.

Une superbe et enthousiaste journée nous attends donc ! Mais pour tout bien commencer : je file à la boulangerie prendre de bons croissants pour les courageux qui vont venir nous aider ! Bonne journée à tous ! 😀

Dans les cartons…

Finalement, pas de piscine ce matin, ni de running, ni rien du tout d’ailleurs. Seul objectif et unique mission de mes temps libres jusqu’à dimanche matin avant 7h : finir nos cartons pour le déménagement !

L’avantage de travailler en librairie, c’est que nous ne manquons pas de cartons… L’inconvénient, c’est que la moitié de nos cartons sont remplis de livres. 😀

Sur ce, j’y retourne ! Très bonne journée à tous !

 

Nos petites habitudes… (suite)

Voici la suite de mon article sur les habitudes. Après la théorie (oui, changer nos habitudes c’est possible, avec de la patience), place à la pratique.

Déjà, prendre ou perdre une habitude ?

Ce sont deux actions bien différentes. Vouloir perdre une habitude c’est avoir constater qu’une habitude que l’on a et que l’on fait sans y penser nous fait du mal. Bref, c’est une mauvaise habitude et on veut la perdre. Prendre une nouvelle habitude, ça ressemble à nos résolutions de début d’années : « faire plus de sport », « boire davantage d’eau », « appeler plus souvent ses grands-parents », etc… C’est quelque chose que l’on souhaite ajouter à notre routine et qui nous paraît positif.

Donc le mieux c’est quoi ?

Prendre une habitude ou en perdre une mauvaise ? En réalité, ces deux choix sont liés. Toutes nos actions sont dictées par nos habitudes. Si l’on vient en rajouter une nouvelle, cela va forcément influencer nos plus vieilles habitudes. Si l’on décide de faire un quart d’heure d’étirements le matin par exemple, et que cela devient une vraie habitude, il y a des chances que ce soit le point de départ à un cercle vertueux qui entraînerait la perte de mauvaises habitudes : celle de sauter le petit déjeuner par exemple, car après le sport, on a souvent faim.

Cela fonctionne aussi dans l’autre sens : si l’on souhaite perdre une mauvaise habitude, nous allons instinctivement, la remplacer par une autre, meilleure de préférence. Je dis de préférence car ce n’est pas si évident. Prenez l’arrêt de la cigarette par exemple, souvent remplacé par les anciens fumeurs par un excès de nourriture…

Pour ma part, je vais plutôt m’attarder sur le fait de prendre une nouvelle habitude que d’en perdre une mauvaise. Car je souhaite justement créer ce cercle vertueux dans lequel on peut entrer en installant une première bonne habitude.

Du coup, comment bien s’y prendre ?

Pour ne pas s’épuiser à ce petit jeu avec nos habitudes, il faut y aller par étapes. La première étape, c’est de ne choisir qu’une seule habitude. Et voilà, c’est donc dès le début que j’avais tout faux : décider à la fois de mieux manger, de faire plus de sport, de perdre du poids, et de déménager c’était me lancer dans trop de projets à la fois. J’ai épuisé mon stock de volonté : c’est une théorie du psychologue américain Roy Baumeister.

Selon lui, nous avons un stock de volonté dans lequel il faut puiser en douceur, sous peine d’atteindre ce qu’il appelle « ego depletion », l’épuisement de l’ego : difficile alors de contrôler ses pensées, ses émotions, ses pulsions. Donc on ne choisit qu’une seule habitude et on s’y tient tranquillement.

Choisir le bon moment.

Certes, il ne faut pas reporter au lendemain blablabla… Mais pour instaurer une nouvelle habitude, il est quand même plus facile de choisir un moment de stabilité dans nos vies, pour pouvoir justement se concentrer tranquillement sur cette nouvelle habitude. En gros, on évite les déménagements… 😛

Relier la nouvelle habitude à une ancienne.

Pour faciliter l’automatisme d’une nouvelle habitude, il peut être intéressant de la relier à une habitude que l’on a déjà. Il ne s’agit pas de remplacer l’ancienne par la nouvelle, mais de les attacher ensemble. Si on a par exemple l’habitude de rentrer à pieds du travail, on peut venir y greffer une nouvelle habitude : puisque je suis parti pour marcher, autant marcher un peu plus longtemps. Et on se retrouve au bout de quelques temps avec la bonne habitude de marcher une demie-heure par jour après le travail.

Ou bien, si on a l’habitude de prendre un café en fin de repas le midi : pourquoi ne pas y joindre une nouvelle habitude, celle de manger un fruit en même temps que son café, ou juste avant ?

Rester concentré sur sa nouvelle habitude.

On l’a vu dans le premier article, prendre une nouvelle habitude et la rendre complètement autonome peut prendre beaucoup de temps. Il faut donc personnellement s’engager à tenir cette habitude, sans s’essouffler, sans laisser les obstacles nous arrêter. Pour cela, on peut par exemple tenir un journal de progression sur notre habitude et noter nos progrès, nos sensations, nos faux pas… Il est aussi intéressant de se mettre des petits rappels pour ne pas oublier d’exécuter la nouvelle habitude : un mot sur le frigo, sur le miroir de la salle de bain, dans son téléphone.

Enfin, effectuer des points de contrôle permet également de rester motivé sur le long terme. Chaque fin de semaine par exemple, ou fin de mois si c’est une habitude plus étalée dans le temps, on réfléchit à sa progression et on s’auto-évalue.

Abattre les futurs obstacles.

Il y aura toujours un jour où on se sent trop fatigué, la journée a été stressante, on a mal au dos/genou/tête, il pleut, il fait froid… On connaît déjà toutes ces bonnes mauvaises excuses avec lesquelles on pourrait convaincre le monde entier que ce jour n’est pas le bon jour pour appliquer notre nouvelle habitude…

Si on se prépare à l’avance contre ces obstacles, il sera plus facile de les abattre. « Si il pleut, je n’aurais pas envie d’aller courir. » Ok, alors à la place je ferai vingt minutes d’étirements et de pilates. « Si ma journée est difficile au travail, je ne mangerai pas ma salade à midi. » Ok, mange ce que tu veux, mais ce soir, c’est soupe maison !

On peut inscrire à l’avance les contre-attaques à nos futurs obstacles. Lorsqu’ils se présenteront, nous aurons les réponses toutes faites et il sera plus facile de passer outre.

On se récompense ou pas ?

Beaucoup de « programmes pour une nouvelle habitude » conseillent de se récompenser après avoir effectué la fameuse routine. Je ne suis pas convaincue de ce système… Car ne serait-ce pas, quelque part, attacher une autre habitude encore à la nouvelle que l’on essaie de mettre en place ? Si à chaque fois que l’on réussi à effectuer notre nouvelle habitude on se récompense derrière d’un carré de chocolat, ou d’un bon film dans le salon, ou d’un bain, d’un verre de jus de fruit, etc… Même si ces récompenses sont loin d’être mauvaises, n’est-ce pas déjà créer une habitude sur une habitude ?

Du coup je vais paraître radicale et totalitaire, mais non, on ne se récompense pas. Vous avez réalisé votre habitude du jour ? C’est très bien, bravo ! Votre satisfaction personnelle et votre fierté suffisent à vous récompenser. Pas besoin de rajouter de « carottes » derrière. Si l’on s’efforce à prendre une nouvelle habitude, c’est pour soi, pour se sentir bien. Lorsqu’on réalise que l’on est capable de le faire, cette confiance en nous est, je trouve, la plus belle de toutes les récompenses.

Et pour conclure tout ça…

Ces recherches sur nos habitudes ont été très motivantes pour moi. Les choses me paraissent plus claires et je commence à comprendre comment je pourrais fonctionner pour réussir mon rééquilibrage alimentaire (et oui, ça reste l’objectif numéro 1 quand même !! 😀 ). J’en ferai un article très prochainement.

Le principal est d’y aller pas à pas, en se concentrant sur les petites victoires pour amener les plus grosses, et surtout… en se faisant plaisir ! Car une nouvelle habitude, c’est quelque chose que l’on souhaite instaurer pour être mieux, donc ça doit forcément être un plaisir. 😀

Piscine au lever du jour !

6h, le réveil sonne. Mon chéri l’éteint, je me retourne… et me rendors aussitôt. Belle motivation… Pour ma défense, Monsieur fait exactement pareil ! 7h, rappel à l’ordre du réveil. Cette fois, on se lève. Enfin, il se lève, parce qu’il doit partir tôt au travail, et moi je le regarde depuis ma couette chaudement enroulée autour de moi. 😀

Mais tout de même, je suis réveillée, et je pense à la piscine qui ouvre ses portes à 7h30. J’ai le temps et je commence à sentir l’envie presque pressante de rejoindre les flots. Donc je finis par me lever et me préparer. Je prends la voiture (faut pas exagérer quand même…) et à 7h27, je me gare devant le bâtiment déjà tout illuminé.

Je me posais pleins de questions : il y a-t-il beaucoup de gens qui viennent si tôt ou serais-je seule dans l’eau ? J’ai vite ma réponse… Deux hommes attendent dans le hall qu’il soit 7h30 pile comme moi, mais par la baie vitrée, je vois une trentaine de personnes réparties sur trois lignes d’eau et qui sprintent en crawl !! Mais… à quelle heure ils se sont levés ?? Je comprends rapidement que c’est un club lorsque je vois les panneaux « public » devant les deux dernières lignes d’eau qui, elles, sont vides.

7h30, je rentre et vais me changer. 7h36, je me glisse dans l’eau. J’y suis ! Je suis allée à la piscine tout de suite après mon réveil ! Je jette un œil sur les costauds d’à côté : ils ont tous des bonnets « triathlon Dijon ». Ah…. c’est le club de triathlon…. J’admire leur technique et leur rapidité, et me mets en tête qu’à mon prochain triathlon, j’irai aussi vite qu’eux. Du coup, je commence en brasse. Pour les impressionner aussi, parce qu’en brasse, je suis rapide. Et toc !

J’ai nagé une heure. Un peu de brasse, un tout petit peu de dos et pas mal de travail sur ma technique du crawl. Je dois absolument progresser dans cette nage. J’ai pu emprunter une planche à l’équipement de la piscine et m’en suis servie pour mes exercices. Nager à côté des bombes du club de triathlon m’a énormément motivé ! Bref, j’ai adoré aller à la piscine si tôt, et j’en reprofiterai très certainement ! 😀

Mon premier cours d’aquabike !

Hier je suis allée à mon tout premier cour d’aquabike. Je n’avais que très peu dormi la nuit d’avant (a-t-on le droit d’assommer son chat pour miaulements excessifs…?) et malgré une belle omelette japonaise au petit déjeuner, j’ai eu très vite faim avant le cours qui était à 12h15. Autant vous dire que je n’étais pas très motivée.

C’est comme si pendant un bon quart d’heure, j’avais mon ange sur l’épaule droite et mon diable sur l’épaule gauche…

« – Tu as déjà raté les deux premiers cours à cause du travail, il faut y aller maintenant !
– Justement, que tu y ailles ou pas, pour eux ça ne change rien.
– Quand même, tu as payé l’inscription, il faut la rentabiliser !
– Tu es fatiguée, ce n’est vraiment pas le bon jour !
– Tu vas regretter si tu n’y vas pas…
– Tu profiteras mieux la semaine prochaine… »

C’est l’ange qui a gagné. Je me suis motivée et préparée avec appréhension. Je suis quelqu’un de plutôt sociable (trop sociable dirait même sans doute mon cher et tendre…), mais j’ai toujours un peu d’appréhension lorsqu’il s’agit de s’intégrer dans un nouveau groupe. D’autant que deux cours étaient déjà passés : je m’imaginais que les participants étaient tous déjà copains comme cochons et que j’allais devoir batailler pour me faire une petite place.

Et puis l’activité était nouvelle : je ne savais rien des sensations que j’allais ressentir sur ce vélo. Est-ce que ça allait me plaire ? Était-ce difficile ? Trop facile ?

En arrivant à la piscine, les automatismes m’ont aidé à passer cette appréhension : se déshabiller, mettre le maillot, prendre la douche et op, j’étais déjà au bord de la piscine à chercher du regard un maître nageur pour me renseigner. On m’indique alors une certaine Pauline qui était, effectivement, en train de mettre des vélos dans l’eau de l’autre côté du bassin. Dès qu’elle me sourit, l’appréhension s’envole. Il y a quelques autres dames, déjà dans l’eau, toutes plus âgées.

Pauline règle un vélo à ma taille et me le descend dans l’eau. Je m’installe tranquillement en souriant à mes petites camarades. La musique démarre et c’est parti ! Nous sommes six à pédaler comme des forcenées face à Pauline qui sourit, rigole, et nous dit quels enchaînements effectuer.

Je croyais que ça allait être monotone : pas du tout ! Je pensais que ça serait facile : ça va, sans être épuisant, on travaille bien les jambes quand même. Bref j’ai adoré ! J’ai même fait quelques longueurs de brasse et de crawl après le cours. Et parce que j’avais bien travaillé, je me suis autorisée un bon biscuit au chocolat après. Vivement la semaine prochaine ! 😀

Nos petites habitudes…

Les habitudes font parties de notre vie. Et ces derniers temps c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, comme la longueur de cet article en témoigne… 😀

Alors déjà, une habitude, c’est quoi ?

Pour une définition un peu formelle certes, mais efficace, voici ce que nous dit notre bon dictionnaire Larousse : l’habitude est l’aptitude à accomplir avec facilité et sans effort particulier d’attention, tel ou tel genre d’actions, acquise par une pratique fréquente, l’exercice et l’expérience.

L’habitude se répète donc. Elle se répète et se fait naturellement à force de répétitions. Elle peut être positive ou négative. Et surtout : on peut machinalement répéter une mauvaise habitude pendant des années avant de se rendre compte que c’est une mauvaise habitude.

Peut-on changer nos habitudes ?

Oui, on peut. Mais c’est difficile. Déjà il faut prendre conscience de nos habitudes. Personnellement, j’ai mis longtemps à me rendre compte que j’étais réellement accro à la cigarette. Je ne fume plus depuis trois ans maintenant, mais j’ai fumé environ sept ans. J’ai commencé à vouloir arrêter lorsqu’à deux heures du matin, n’arrivant pas à dormir et n’ayant plus de cigarette, j’ai été capable de me rhabiller et de sortir prendre la voiture pour me rendre au seul bar encore ouvert et vendant des cigarettes… C’est cette nuit là que j’ai compris que fumer était devenu une habitude.

Changer une vieille habitude est donc possible si l’on a pleinement conscience de son existence, et de l’impact qu’elle joue sur notre vie, notre santé, notre taux de stress, etc… L’entourage peut aider parfois à ouvrir les yeux : si lors de vos prises de paroles en public par exemple vous avez tendance à accumuler les « voilà » ou les « bon… », c’est ceux qui vous écoutent qui pourront vous aider à vous en rendre compte.

Ok, et ça prend combien de temps ?

Le temps, encore le temps ! Dans notre société tout doit aller vite. Que ce soit en matière de communication, de transport, ou de résolution personnelle. Lorsque l’on décide d’avoir un ventre plat pour l’été, c’est au mois de juin et il faut que ce soit fait dans les quinze jours. Pareil pour le poids : combien de fois ne suis-je pas tombée sur des pubs monstrueuses promettant à qui veut bien l’entendre une perte de poids massive en quelques jours seulement ?

Pour changer ses habitudes, c’est pareil : on a besoin de savoir combien de temps cela prendra. Je plaide coupable : j’ai eu besoin de savoir et c’est même comme ça que j’ai découvert que de réelles études scientifiques se sont penchées sur le sujet.

Le mythe des 21 jours…

Partout sur internet, vous retrouverez cette information : il suffit de 21 jours pour prendre une nouvelle habitude. Avant même de creuser plus loin, j’ai senti que c’était réducteur. Les 21 jours pour une habitude, c’est l’équivalent du régime moins 10 kilos en 10 jours… Pour perdre l’habitude de fumer, j’ai dû essayer plusieurs fois, sur trois longues années. Et encore : deux ans après mon arrêt définitif (l’année dernière donc), j’ai vécu quelques semaines de stress où j’ai recommencé à penser à la cigarette. Cette bonne vieille habitude n’était pas si loin que ça…

Donc pour les 21 jours, on repassera ! Mais d’où vient ce mythe alors ? Tout a commencé dans les années 50 lorsque Maxwell Maltz, chirurgien plastique américain, a constaté sur de nombreux patients amputés qu’il leur fallait au minimum vingt-et-un jours pour perdre l’impression du membre fantôme et s’habituer à leur nouvelle condition. C’était une simple observation et non une généralité, mais la préface de son livre « Psycho-Cybernetics » où il expose ce fait a suffit à créer cette légende des 21 jours pour changer.

J’ai lu également (mais n’ai pu retrouver aucune source fiable) qu’une université au Canada, dans les années 90, a fait un test sur toute une population à laquelle on demandait de choisir une nouvelle habitude. Résultat : il a fallu une moyenne de 21 jours aux cobayes pour s’habituer à leur nouvelle routine. Et enfin (là encore, pas de source fiable), la NASA a effectué un test sur un groupe d’astronautes leur imposant de porter jour et nuit des lunettes qui inversaient leur vision. Ils ont fait différentes expériences que je ne détaillerai pas puisque je n’ai guère d’infos au final, mais il en ressortait comme par magie à chaque fois que les astronautes avaient besoin de 21 jours pour s’habituer à ces affreuses lunettes.

Nous sommes donc passés d’une observation à une affirmation, et de « minimum 21 jours » à 21 jours pile poil ! Génial non ?

En vrai, prendre une habitude, c’est long.

Et c’est surtout tellement dépendant de l’individu et de l’habitude en elle-même ! Une routine que l’on installe tous les jours deviendra peut-être plus rapidement automatique qu’une autre que l’on ne ferait qu’une fois par semaine. De même, arrêter de manger de la viande sera plus facile pour quelqu’un qui se tourne déjà beaucoup vers les légumes que pour un fan de barbecues.

Une nouvelle étude sur les habitudes a été menée en 2009 par Phillippa Lally, chercheuse à University College London, au département épidémiologique et santé publique. Cette fois-ci, on peut facilement retrouver toutes les informations concernant cette étude qui a notamment été publiée dans le European Journal of Social Psychology, ou quelques années plus tard, dans le British Journal of General Practice. Phillippa Lally et ses collègues ont mené leurs recherches sur un groupe de 96 volontaires et sur 12 semaines. Chacun devait choisir quelque chose à faire, ou à boire, ou à manger, à un moment fixe de la journée et dans un contexte identique, comme par exemple « après le petit déjeuner ». Chaque jours, les participants remplissaient une série de questions sur l’habitude mise en place. L’expérience est allée au-delà des 84 jours prévus, car il a fallu entre 18 et 254 jours pour que l’action choisie devienne une habitude automatique.

Outre le fait que l’on peut potentiellement avoir besoin de neuf mois pour prendre une nouvelle habitude, cette étude a également mis en avant le fait qu’avoir des loupés dans la régularité de sa routine ne vient pas affecter la mise en place de l’automatisme. Voilà pour la bonne nouvelle ! 😀

Et si on concluait pour aujourd’hui ?

En somme, s’occuper de ses habitudes, c’est un vrai travail sur soi. Il faut dépasser le simple désir pour entrer dans l’action et s’y tenir. Ces petites recherches m’aident à déculpabiliser : c’est normal qu’au bout de deux petits mois je ne sois toujours pas au top dans mon régime alimentaire. Peut-être aussi que je m’y prends mal… Ce sera l’objet d’un autre article, comment mettre en place de nouvelles habitudes ! 😀