Tu sais que tu es enceinte…

– quand dans la rue, une mamie chargée d’un gros sac de course te double, à pieds…
– quand le numéro de ton médecin arrive en troisième position après celui de ton chéri et de ta maman
– quand ta nouvelle habitude du matin, c’est vomir
– quand la phrase « Que veux-tu manger ? » résonne comme une bonne grosse blague ironique
– quand ta seule réponse c’est « Les olives noires sur une pizza »…
– quand tu pleures au tout début du Roi Lion parce que bébé Simba est trop mignon
– quand rester debout est épuisant
– quand rester assis fait mal au dos
– quand tu as faim à deux heures du matin, mais vraiment très faim
– quand, bien malgré toi, tu es obligée de réveiller ton chéri au milieu de la nuit pour qu’il aille te chercher à manger
– quand tu n’as plus le droit de caresser tes chats 😦
– quand, malheureusement, tu ne peux plus nettoyer la caisse des chats 🙂
– quand les sushis, un de tes plats favoris, deviennent tes ennemis
– quand tes collègues te regardent bizarrement parce que tu essayes de leur faire croire que tu as une gastro depuis trois semaines…
– quand la phrase « alors, heureuse ? » prend tout son sens lorsque tu as la tête au-dessus des toilettes
– quand ton chéri devient ton esclave consentant (pardon…)
– quand ton odorat se transforme en super pouvoir !!
– quand tu ne peux plus ouvrir le frigo ou le lave vaisselle ou aucun placard sans courir aux toilettes après
– quand rentrer dans la cuisine devient tout simplement impossible
– quand la quantité de nourriture que tu peux mettre dans ta bouche en une fois correspond à la taille d’une petite cuillère à thé
– quand tu crois que tu vas pouvoir manger des tomates parce qu’elles sentent bons… et qu’en fait non
– quand on t’autorise à manger sept fois par jour (et nuit) s’il le faut
– quand tu perds 4 kilos en 4 semaines sans même y avoir pensé
– quand tu penses pouvoir manger des pâtes natures, sans rien, et que juste l’odeur de cuisson te fait vomir
– quand toutes ces femmes qui ont eu un début de grossesse sans nausées deviennent des rivales dans ta tête
– quand la question de rééquilibrage alimentaire te parait purement secondaire
– quand tu as l’impression que plus jamais tu ne pourras remanger normalement
– quand tu doutes… en étant heureuse… en pleurant… en éclatant de rire… en angoissant… mais en étant tellement heureuse…
– quand l’odeur du linge qui sèche dans la pièce à côté (porte fermée), t’empêche de dormir une nuit complète
– quand tu essayes de prendre tout ça à la rigolade et d’en faire un article sur ton blog, pour expliquer pourquoi tu es de nouveau absente et pourquoi cela risque de durer quelques temps… 🙂

Voilà, voilà… Mon chéri et moi nous attendons donc un petit lutin pour fin Novembre ! Il y a donc de fortes chances que je ne reprenne pas ce blog avant un lonnnnng moment. Je le laisse vivre quand même, on ne sait jamais. D’ici là, portez-vous tous bien, faites du sport, mangez à ma place (ah ah ah) et amusez-vous à réduire vos déchets ! Bye !!

Lya.

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Le seau de la douche !

Dans notre nouvel appartement, nous avons la chance d’avoir une belle salle de bain, plus grande que l’ancienne, avec une petite baignoire qui fait également douche. Bref, le grand luxe. Le tout bien blanc comme j’aime, simple et efficace.

Quelque chose cependant me chiffonnait… Je suis certaine que l’on a tous connu ce moment. Vous savez, quand on s’apprête à prendre une petite douche bien sympa, un petit moment à soi tranquille et que le premier jet d’eau qui vous tombe dessus est… glacé. Op, réflexe, on s’écarte et on laisse couler le temps que l’eau chaude arrive. Et là, enfin, on peut vivre notre moment de douceur !

Et en plein bonheur, au milieu des vapeurs d’eau chaude qui nous rougissent agréablement la peau, on oublie. On oublie qu’on vient de gâcher presque deux litres d’eau pour pouvoir se laver. C’est comme un passage obligé.

Autre chose : nous avons tous un seau ou une bassine en plastique totalement inesthétique, que l’on planque dans le placard sous l’évier de la cuisine pour le « cas où d’une fuite » ou pour le ménage. Ce seau qu’il faut, pour l’attraper, dégager de plusieurs produits avant de pouvoir mettre la main dessus. Et si on le sortait davantage ? Vous voyez où je veux en venir ?

Et oui, vers une nouvelle astuce zéro déchet à zéro euro ! Posez votre seau ou votre bassine dans votre baignoire ou la douche. Lorsque vous ouvrirez le robinet désormais, le premier jet d’eau froide sera récolté par le seau. Vous apprécierez encore plus l’eau chaude qui vient après et vous serez impressionné par la vitesse à laquelle ce seau se remplit ! Moi je sens à chaque fois le regard fier que mon petit canard jaune pose sur moi. 😛

Ok, super. Et maintenant je fais quoi de toute cette eau ? Non parce qu’en quatre douches, il est déjà plein ! Avec, tu peux arroser tes plantes par exemple ou même tirer la chasse ! (ça c’est une astuce trouvée par mon chéri, tout seul comme un grand !) C’est simple : tu fais ton affaire aux toilettes, puis tu prends ton seau, et tu verses l’eau dans les toilettes. Op c’est magique, tout disparaît et tu as économisé un tirage de chasse d’eau.

Adopter un seau dans la douche ou dans sa baignoire, c’est diminuer sa facture d’eau, libérer de la place dans son placard sous l’évier et s’amuser en tirant la chasse d’eau. Alors ? On le range où son seau en plastique maintenant ? 😉

Chocolate chip cookies !

Parce que les petits plaisirs font partie d’un bon rééquilibrage alimentaire, voici ma recette testée, retestée et approuvée des cookies maison ! J’en profite pour remercier ma prof d’anglais de… seconde je crois, avec qui nous avions découvert cette recette en cours. Elle avait apporté les ingrédients et un mini four électrique. Un bien beau souvenir d’école !

Les ingrédients :

– 300g de farine
– 1 pincée de sel
– 130 g de beurre fondu
– 200 g de sucre brun
– 1 œuf
– 230 g d’éclat de chocolat noirs, blancs, caramels, pas de limite !
– 1 cuillère à soupe d’extrait de vanille (facultatif)
– 1 cuillère à soupe de bicarbonate
– 1 cuillère à café de jus de citron

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La recette :

Mélangez la farine, le bicarbonate et le sel. Dans un autre bol, mélanger le beurre fondu, le sucre, la vanille, le citron et l’œuf. Ajoutez-y le mélange farine/levure/sel et bien remuer pour obtenir une pâte uniforme non collante. Ajoutez les éclats de chocolats.

Enfin, faites de petites boules sur votre plaque allant au four. Ce dernier doit être chauffé à 190°C (je mets le mien sur chaleur tournante). On enfourne 9 à 11 minutes. Attention si vous faites les cookies en plusieurs fournées, pensez à mettre les fournées suivantes un peu moins longtemps, la chaleur du four étant optimale.

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Et voilà ! Trente petits cookies prêts à être dégustés et conservés pour la prochaine grosse envie de biscuits maison ! 🙂

Face au placard vide…

Comme vous le savez, je me suis lancée dans le zéro déchet, et j’ai découvert que c’était un excellent moyen de rééquilibrer son alimentation : que du frais, que du bon, que du fait maison. Cela implique en effet de se remettre à la cuisine et de faire soi-même les bons petits plats que l’on achetait tout prêt auparavant.

Bon. Mais les gâteaux, et les en-cas-craquages, on en parle ou pas ? Parce que du coup, plus de cookies et autres délicieuseries tout prêts dans leur emballage. Mon placard à biscuits spéciaux « j’ai faim et je m’en fous » est vide de chez vide ! Ben oui, la madeleine dans son petit sachet individuel de plastique, c’est pas très zéro déchet… Alors on fait comment ? Et bien on fait son gâteau soi-même, comme un grand. Et là c’est le drame. Car quand on a envie de craquer sur un petit fondant au chocolat, on a envie de craquer tout de suite, pas dans une heure, temps de préparation et de cuisson inclus !

Le zéro déchet, c’est un régime quasi radical. Et aujourd’hui, jour de repos car je ne travaille jamais le lundi, j’en ressens toute la cruauté. Car oui, j’ai envie d’un méga cookie moelleux ou d’un gâteau au chocolat bien chaud. Bref… j’aimerais bien avoir juste un petit sachet plastique à ouvrir pour me régaler en moins de cinq minutes. Je ne sais pas si c’est l’effet Pâques qui approche, mais j’en ai l’eau à la bouche rien que d’y penser… Et ce placard qui est désespérément vide (je suis retournée voir au cas où…) !

Bon, trois solutions s’offrent à moi :

  • Craquer complètement et appeler mon chéri pour qu’il aille faire le plein de biscuits en tout genre au supermarché du coin en sortant du boulot. Évidemment, cela ficherait en l’air notre défi#4 et notre poubelle zéro déchet… Quelle honte…
  • Beaucoup plus rapide : je vais toquer chez mes voisins du dessous. Avec tous les petits enfants qu’ils ont gardé pendant les vacances, il doit bien rester quelques biscuits pour me dépanner !
  • Troisième solution, je me trouve une recette de cookies et je la réalise le plus vite possible avec mes ingrédients achetés en vrac samedi dernier.

Avant de prendre une décision trop hâtive et que je pourrais regretter, j’ai choisi d’écrire cet article. Je crois que c’était une bonne idée. Parler de mes allers retours entre le salon et la cuisine pour vérifier encore une fois chaque recoin du placard aux mille délices devenu désert, a suffit à me remotiver. C’est bien entendu la troisième solution que je choisis et j’imagine déjà l’odeur s’échappant du four et le sourire de mon homme lorsqu’il rentrera du boulot.

Et vous savez ce que ça veut dire aussi ? Ça veut dire que dans quelques jours, vous aurez droit à ma recette de cookies pour craquer vous aussi, sans déchet ! 😛

L’homme au marché.

Parce que j’étais fatiguée et parce que les courses ça n’est pas que l’affaire des femmes, c’est mon homme qui est allé au marché samedi dernier et qui, le premier, a fait le test des courses zéro déchet. Je ne suis pas jalouse, mais la prochaine fois j’irai acheter notre dose de poisson pour la semaine moi-même. Vous allez comprendre…

Samedi matin donc, nous étions tout motivés et monsieur est parti au marché avec un sac à dos contenant quelques tuptup en verre et pleins de sacs en tissus. Il devait nous trouver du poisson, du jambon et du fromage, le tout sans emballage. Une heure plus tard, le voilà de retour, avec un grand sourire !

« – La poissonnière m’adore !
– Quoi ??
– Quand je lui ai demandé de mettre le poisson directement dans le tuptup, elle m’a littéralement dit « monsieur, je vous adore ! ».
– QUOI !!!! »

Blague à part, le zéro déchet, apparemment, c’est la classe. Le boucher était tout content aussi de mettre nos sept tranches de jambon pas trop fines s’il vous plaît directement dans le tuptup. Et le fromager ! Ah… le fromager… Mais c’est qu’il nous aurait rempli tous nos bocaux si mon homme n’avait pas mis le holà ! Bref, mon chéri est revenu victorieux de sa première mission courses zéro déchet. À part pour un ticket, qu’il n’a pas osé refuser… Vous devinez lequel ? Oui, oui, celui de la poissonnière…

Aujourd’hui, c’est moi qui m’y colle avant d’aller au boulot. J’espère avoir le même accueil. Je vais me trouver un gentil boucher moi, tu vas voir ! 😛

Béa Johnson : le zéro déchet.

J’aurais dû commencer mon rééquilibrage alimentaire en lisant ce livre. Ça m’aurait éviter de me perdre dans les méandres de la nutrition, de perdre de l’argent et du temps. Vous voulez réapprendre à équilibrer vos assiettes ? Très bien, nous sommes pareil. Un conseil : lisez le livre Zéro déchet de Béa Johnson.

zéro déchet

Au début on pourrait penser que ça n’a aucun rapport. Et bien en fait si. Le zéro déchet implique une autre façon de consommer (pas seulement dans l’alimentation d’ailleurs) qui va forcément vous amener vers des produits frais, non transformés, et surtout pas industriels car suremballés. Bref, le zéro déchet, c’est exactement le challenge qu’il me fallait pour m’aider à manger mieux.

En fait, ça devrait être le challenge de tout le monde, quand on sait qu’à partir du mois de juillet, chaque année, nous vivons sur nos réserves car nous avons épuisé les capacités annuelles de la terre à se renouveler. On a une dette énorme envers notre planète. On ne peut plus se contenter de cacher nos déchets dans des sacs et de les laisser partir dans les camions poubelles. On ne peut plus se contenter de mettre une partie de nos déchets au recyclage qui est une solution à moyen terme. Un objet recyclé ne peut pas l’être indéfiniment et finit malgré tout à l’incinérateur, comme tous ses petits camarades.

Mon homme et moi avons donc décidé d’être zéro déchet ou du moins de tendre le plus possible vers le zéro déchet. Cela rentre parfaitement dans notre défi#4 de ne plus fréquenter les supermarchés, celui de mieux manger, et de moins posséder. (oui on a aussi une tendance minimaliste… On est foutu… 😛 )

Donc pour moi, le rééquilibrage alimentaire passe par le zéro déchet, c’est inévitable. Avez-vous entendu parler du zéro déchet ? Avez-vous déjà essayé ? 🙂

Défi #4 : plus de supermarché !

J’ai ce défi en tête depuis quelques temps, mais il m’a fallu une vraie prise de conscience pour le mettre en pratique. C’est également un défi qui met à contribution mon cher et tendre, j’avais donc besoin de temps pour en parler avec lui et décider ensemble d’une tactique. Et parce qu’il est vraiment trop cool, il a accepté ce challenge (et même mieux : il le trouve génial) !

Voici le constat qui m’a amené à imaginer ce défi :

  • où sont les plats industriels tout préparés ?
  • où sont les biscuits apéritifs trop salés ?
  • où sont les produits transformés ?
  • où sont les tentations non prévues par la liste de course ?

Si vous avez répondu « au supermarché » à chaque question, c’est que vous pensez comme moi : les supermarchés rendent certes le service de tout proposer au même endroit et en grande quantité, mais ils nous éloignent aussi de l’alimentation « simple ». Si l’on regarde bien, dans les rayons d’un supermarché, on trouve plus de produits transformés et industriels que de produits naturels. Ce sont justement ces produits que j’aimerais petit à petit éliminer de ma consommation. J’ai même trouvé l’autre jour un avocat ouvert en deux, sans noyau, sous plastique, prêt à être consommé !! Et comme me l’a très justement fait remarquer mon homme (qui a trouvé des arguments supplémentaires tout seul !), il y a parfois trop de choix dans les rayons et on perd un temps fou à choisir, par exemple, quel pack de jambon on va prendre entre le moins cher ou la marque, le torchon ou celui à la broche, à l’étouffée, par deux tranches, quatre tranches, etc…

J’ai donc pensé réapprendre à faire mes courses, sans passer par le supermarché. Avec mon chéri, nous avons réfléchi aux alternatives, c’est à dire à d’autres établissements pas trop loin de chez nous ou du boulot que nous pourrions fréquenter. Il se trouve qu’il y a une petite épicerie fruits et légumes juste derrière chez nous. Ils ne proposent que des produits frais (ils sont livrés chaque matin), et le plus possible de producteurs locaux. Pour la viande et le poisson, direction le marché ! Pour le fromage, notre petit fromager juste à côté du boulot qui connaît son métier et qui nous rajoute presque toujours un petit morceau gratuit de « Oh vous allez voir comme c’est fruité, vous m’en direz des nouvelles ! » ou de « Vous qui aimez le chèvre, vous devez goûter celui-là ! ».

Il reste le sec : farine, sucre, pâtes, riz, etc… On trouvera tout ça au DayByDay qui vient d’ouvrir à cinq minutes à pieds de notre lieu de travail. C’est un magasin de vrac. Bref, le défi#4 est lancé ! Avis aux amateurs !

Ah il ne reste que le PQ… on n’a pas encore d’idée pour l’acheter ailleurs qu’en supermarché. On a le temps de finir la réserve pour trouver, mais si vous avez des suggestions, nous sommes preneurs ! 😀